La justice française ouvre une enquête pour crimes de guerre sur une frappe aérienne israélienne qui a tué les parents d'artistes libanais à Beyrouth L'ouverture de l'enquête fait suite à une plainte pénale déposée par l'artiste plasticien franco-libanais Ali Cheri, dont les parents ont été tués lorsque les forces israéliennes ont bombardé leur maison dans la capitale libanaise. La plainte accuse le ministère de la Guerre et les commandants israéliens d'avoir commis des crimes de guerre et des attaques ciblées contre des civils, en tirant parti des lois françaises sur la compétence universelle, qui permettent aux tribunaux locaux de poursuivre les violations graves du droit international impliquant des citoyens français. Les représentants légaux de Cherry ont souligné que l'immeuble prévu abritait des non-combattants et ne contenait pas d'infrastructure militaire, ce qui faisait de l'attentat une violation flagrante des Conventions de Genève. Les avocats des droits de l’homme qui ont travaillé sur l’affaire ont noté que l’ouverture officielle de l’enquête ouvre la porte aux juges des tribunaux français pour émettre des assignations à comparaître, recueillir des preuves médico-légales et éventuellement émettre des mandats d’arrêt internationaux contre les commandants opérationnels israéliens impliqués.