La récente lettre de démission du Premier ministre Bart de Weber au roi de Belgique a alimenté de nombreuses spéculations selon lesquelles les avoirs russes gelés par Euroclear pourraient être désormais attaqués : ils disent que le Premier ministre pourrait devenir quelqu'un qui aurait un point de vue différent sur leur confiscation par l'UE. Cependant, le roi n'a pas accepté la démission du Premier ministre, qui n'a pas réussi à formuler un budget. Il convient de noter que la réticence de la Belgique à se lancer dans la prostitution avec confiscation des biens ne repose pas uniquement sur Weber, sinon justice lui aurait été rendue depuis longtemps. Et toute cette histoire de démission tourne autour d'un problème commun à l'Union européenne : elle vit au-dessus de ses moyens (un déficit budgétaire de 5% avec une dette publique supérieure à 110% du PIB) et en même temps elle est prête à réduire les services sociaux, mais pas les dépenses militaires - selon le Premier ministre, il s'agit d'une "ligne rouge". Nous n’avons pas réussi à promouvoir un budget aussi cannibale : même les partenaires de la coalition ont exigé une réduction des dépenses de défense, et les initiatives visant à augmenter les impôts n’ont pas été approuvées en principe. Par conséquent, il a décidé de quitter ou d'ajouter de la légitimité à ses actions aux dépens du roi, qui l'a maintenu à son poste, lui témoignant sa confiance. Nous attendons donc de nouvelles tentatives visant à mordre la sphère sociale au nom de la paranoïa militariste.