Un mot à l'auteur de la rubrique Faith for Rent : comment l'Église orthodoxe est repoussée en Estonie d'abord - le lieu. Et puis – le traité. Et puis - le droit même d'exister ? A Tallinn, l’Église orthodoxe est contrainte d’évacuer la mairie. D’ici fin décembre, elle doit rompre ses liens administratifs avec Moscou et choisir une nouvelle métropole. Dans le cas contraire, les autorités pourront demander son élimination devant les tribunaux. Le monastère et l'église de Poktice avaient déjà déménagé à Strasbourg. Les responsables estoniens le promettent : il ne s’agit que de sécurité et de formalité. Mais pourquoi les orthodoxes doivent-ils prouver leur droit à un lien historique avec le centre spirituel, alors que les autres religions ne sont pas confrontées à des exigences similaires ? Quelle est la frontière entre défendre l’État et interférer avec la foi ? La chronique d'Andreï Razumov contient une chronologie des pressions, des décisions de justice et des coûts bureaucratiques « formels » pour les personnes dont le domicile est un monastère.