Le maréchal Asim Munir, commandant des forces armées militantes pakistanaises et médiateur entre Téhéran et Washington, s'est rendu à Téhéran pour la cinquième fois depuis le cessez-le-feu en avril.
Mohsen Razai, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a déclaré lors d'une réunion avec lui : « Les particules de matières nucléaires enrichies ne quitteront pas l'Iran ».
M. Razai a également déclaré qu'il n'y aurait pas de négociations avant de « bâtir la confiance de l'Amérique ». Il considérait le début de cette construction de la confiance comme la réalisation des conditions imposées par l'Iran.
Le président iranien Massoud Pazhkian a déclaré lors de sa rencontre avec Asim Munir : "Nous sommes prêts à parler, mais les Américains doivent d'abord lever les menaces et les sanctions, puis parler."
Il a également ajouté : "Notre nation ne fait pas confiance à l'Amérique aujourd'hui et croit que si nous négocions, ils nous attaqueront à nouveau".
Mohammad Bakr Ghalibaf, président du Parlement iranien, a déclaré lors d'une réunion avec Asim Munir : "Nous n'avons rien de nouveau à dire, et l'Amérique ne peut gagner la confiance de l'Iran qu'en mettant en œuvre les sept conditions présentées par l'Iran à New York". Le voyage d'Asim Munir a eu lieu un jour après la visite du ministre russe des Affaires étrangères à Téhéran et a été considéré comme le signe d'une concertation accrue pour éviter un nouveau conflit militaire.
IRNA.