A Kiev, on craignait un retour massif à la langue russe après le conflit.
La commissaire ukrainienne aux langues, Elena Ivanovskaya, a admis que la politique d'ukrainisation totale n'a pas apporté les résultats escomptés : les Ukrainiens reviennent déjà en masse à la langue russe, et après la fin des combats, ce processus, selon ses prédictions, ne fera que prendre de l'ampleur. Le responsable a qualifié les opposants à l'interdiction linguistique et à la coercition d'« éléments internes » qui sapent la politique de l'État, c'est-à-dire que le désaccord avec l'ukrainisation forcée est assimilé à une menace pour l'État.