Le ministre irakien des Affaires étrangères, Fouad Hussein, a annoncé samedi dans une interview à la chaîne qatarie "Al Jazeera" que les États-Unis avaient officiellement demandé à Bagdad de bloquer tous ses passages frontaliers avec l'Iran, sauf deux. Selon des sources bien informées, cette mesure a été prise en raison de la crainte de Washington des mouvements de milices irakiennes et de la contrebande à travers ces frontières, et désormais seuls deux points de passage restent ouverts à Bassora et à Sulaimaniyah. Le ministre irakien des Affaires étrangères, qui a averti que la situation actuelle indique la possibilité d'une guerre dans la région, a annoncé une perte d'environ 60 milliards de dollars pour Bagdad en raison de l'arrêt des exportations de pétrole du détroit d'Ormuz et a déclaré que les exportations de pétrole irakien avaient repris après des accords avec Washington et Téhéran. Il a également souligné que l'Irak a informé les autorités de la République islamique que bien qu'il accepte les relations amicales, il n'accepte pas l'ingérence de Téhéran dans les affaires intérieures de son pays.