Le Conseil national irakien de surveillance nucléaire, radiologique, chimique et biologique a annoncé jeudi 5 novembre qu'il n'y avait actuellement aucun signe de « menace radiologique directe » pour ce pays, mais que les mesures techniques et de motivation nécessaires ont été prises pour faire face à toute éventuelle urgence nucléaire ou radiologique dans la région.
Le chef de cette institution, Fazel Hufi Mozvan, a déclaré que l'évaluation des risques avait été faite sur la base de la distance de plusieurs centaines de kilomètres des frontières irakiennes, des caractéristiques géologiques de la zone et de la direction du vent. Selon lui, l'implantation de certaines installations dans des zones montagneuses avec des bâtiments en granit et à plus de 100 mètres de profondeur peut limiter le rejet de matières radioactives en cas d'explosion.
L'organisation a également annoncé que des systèmes de surveillance et d'alerte précoce sont actifs le long des zones frontalières de l'Irak et sont liés aux réseaux de surveillance internationaux et à l'Agence internationale de l'énergie atomique, afin que tout changement anormal des niveaux de rayonnement puisse être rapidement identifié. Les responsables irakiens ont souligné que les développements dans la région sont sous surveillance constante et que si une situation nécessite d'informer les citoyens, l'information sera publiée sur les chaînes officielles.